Noir linceul / Mikhaïl W. Ramseier

Noir linceul / Mikhaïl W. Ramseier

Quatrième de couverture : Les trajectoires d’une poignée de personnages en quête d’avenir se croisent entre Genève, Québec et Saint-Pierre et Miquelon. Certes, la vie peut être belle et lumineuse, pour un temps, mais la seule chose qu’elle ait jamais promis est de recouvrir chacun de nous d’un éternel manteau de ténèbres. Noir comme la nuit, noir comme un linceul.
Avec ce roman en forme de polar décalé, Mikhaïl W. Ramseier pose la question à tous ceux qui voudraient changer les choses : comment se fait‐il que l’homme soit toujours autant asservi, lui qui lutte pour un monde meilleur depuis l’aube des temps ? La réponse, qui fait frémir et anéantit tout espoir de renouveau : tant qu’il y aura servitude volontaire, nulle liberté ne sera possible!

Avis : Bien que ce livre soit présenté comme un polar, ce n’en est pas un pour moi. Il faut attendre plus de 300 pages (sur 438 p.) pour qu’il se passe vaguement quelque chose : une disparition. Mais celle-ci laisse l’ensemble des personnages indifférents, ils ne semblent s’y intéresser que dans le seul but de commérer. De plus, elle ne donne lieu qu’à quelques interrogatoires et, à la fin, on ne saura jamais ce qui s’est réellement passé.

Le vrai propos de ce roman, c’est la « servitude ». L’auteur fait discourir à volonté ses personnages sur l’aliénation de l’homme par l’homme. Tout y passe : la nourriture, la sécurité, le travail, l’État, la famille, l’argent, Dieu, la sexualité, l’amitié… À tel point que cela en devenait pénible. L’auteur va plus loin en faisant également tenir à ses personnages des propos sur des sujets tels que les victimes du nazisme ou l’homosexualité, qui pourront en choquer certains.

L’histoire débute sur la vie de Zelda, Auguste et Hyacinthe. D’âges et d’horizons divers, tous trois cherchent plus ou moins un cap à leur vie, chacun dans un pays différent. Leurs destins finiront par se croiser sur l’île de Saint-Pierre et Miquelon. Petit à petit, d’autres personnages et d’autres histoires viennent se greffer à la leur. Mais, je dois dire que tous m’ont laissé assez indifférente. Je n’ai pas du tout aimé l’histoire de Victorine. C’est une femme qui semble cultiver les relations malsaines et certains passages la concernant étaient vraiment glauques. Zelda est de loin la personnalité la plus intéressante.

Ce livre est à conseiller aux personnes qui aiment les histoires à caractère philosophique. En ce qui me concerne, je me suis ennuyée. Passé les 200 premières pages, j’ai lu en diagonale pour en terminer au plus vite, sans pour autant rater un éventuel évènement qui aurait pu sauver le livre. Évènement qui ne s’est malheureusement pas produit. Par ailleurs, le langage familier – l’argot mêlé aux expressions québécoises – n’a pas non plus aidé à me convaincre.

Roman publié aux éditions Coups de tête.
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